Si vous voyez ceci, c'est que vous avez un problème avec votre lecteur flash.Interview d'Hervé All - Women lightscape |
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Grâce à ces superbes clichés réalisés en pose longue (et sans le moindre trucage), Hervé All et sa série Women lightscape, nous font partager sa vision de la féminité et ce qu'elle a d'insaisissable. Ne pouvant se résoudre à cantonner une femme à un seul éphémère instant, il nous montre comment une seule photographie peut révéler une troisième dimension : le temps. Cet ajout dimensionnel nous enivre dans la complexité de l'être et de ses multiples facettes. Une lumière proche de la peinture classique hollandaise et une technique qui fragmente et reconstruit le corps comme le cubisme de Picasso en son temps, nous plongent dans un univers calme et silencieux, presque inquiétant. Ce calme laisse-t-il présager la tempête qui ferait ressurgir les désirs profonds et enfouis des modèles. On attend qu'elles sortent de l'image, qu'elles se matérialisent, que la photographie se déroule comme un film.... et on reste captivé.
Hervé All : Ce travail est un Work in progress, je compte confronter Women Lightscape à d'autres cultures dans un avenir proche. Aidé par la Galerie Céline Moine qui me représente, je recherche des fonds pour faire voyager ce travail. La série a commencé en décembre 2008 et a un bel avenir devant elle. J'étais alors étudiant aux Beaux-Arts de Perpignan et n'ayant pas d'appareil photo. J'ai commencé la photographie par le labo ou je m'amusais à insoler du papier en déposant le contenu de mes poches (principe que Man Ray appela le Rayogramme) de là est peut être né ma sensibilité pour l'école des surréalistes. En 2000, attiré par le reportage, je réalise Landskape people, un projet autour de la rencontre ou je captais des portraits photogaphiques de gens croisés au fil de mon pèlerinage de France en Laponie. En 2001, je suis parti vivre au Mexique et partager le quotidien de la communauté déplacée d'Actea au Chiapas, tristement célèbre... 8 mois plus tard, une exposition est réalisée durant le festival de photojournalisme Visa pour l'Image puis divers conférences et débats dans plusieures villes de France. Enfin, c'est par amour de la femme que j'avais en tête depuis une dizaine d'années d'aborder ce thème en photographie, le nu pouvant paraître comme un sujet éculé, je voulais exprimer autre chose.
Hervé All : Pour moi il n'y a rien de plus beau, poétique et insondable qu'une femme. Ce travail leur est entièrement dédié, l'homme est derrière l'appareil et c'est déjà assez compliqué! Hervé All : Je n'ai aucun apriori et chaque proposition de participation est étudiée. Aujourd'hui, le projet se développe grâce à des médias comme le magazine Azart photo qui me suivent. Je crois que c'est rassurant pour les modèles. Je reçois régulièrement des demandes via mon site internet (http://herveall.com), je réponds à toutes. Ma recherche porte sur la "différence", sur la manière qu'a chaque femme d'exprimer sa féminité. Toutes les femmes âgées de 18 à 99 ans sont les bienvenues! Hervé All : Aujourd'hui la plupart des gens s'habillent de manière similaire. Parfois le vêtement est utilisé pour se cacher, parfois pour se rallier à une niche socio-culturelle.
Justement les décors sont TOUJOURS naturels car la prise de vue est réalisée exclusivement chez les participantes. Le reportage est l'un des piliers du travail. Hervé All : Je prépare une série sur le vivant, Dancing leaves, ou fleurs et plantes s'offrent au spectateur de façon inédite. Le travail est en cours... et je traque les plantes de nuit!
Hervé All : Je me senst proche de l'école du reportage, je citerai Chris Marker, Henri Cartier Bresson et Jeff Wall Merci Hervé, et à très vite. Pour assister à la prochaine exposition d'Hervé All :
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